Guide subjectif de Paris : 4 expos pour oublier la pluie

En ce printemps frileux et pluvieux, comment chasser la grisaille ? Oubliez les terrasses et profitez de la capitale en parcourant les activités culturelles auxquelles elle nous invite.

Au programme de cette offre culturelle subjective : cinéma, danse, design, expositions, sous forme de ballet, de découvertes accessibles et enchanteresses.

Jacques Demy à la Cinémathèque française

Jacques Demy cinémathèque française

Scénographie de l’exposition Le Monde enchanté de Jacques Demy © Stéphane Dabrowski – La Cinémathèque française

La Cinémathèque française consacre une rétrospective et une exposition à Jacques Demy. C’est par une galerie en trompe-l’œil, hommage au passage Pommeraye de Nantes qu’on entre de plain-pied dans l’univers de Demy.

Un hommage au cinéaste qui a révélé Catherine Deneuve et dont les comédies musicales emblématiques des années 60 ont inspiré Valérie Donzelli ou Christophe Honoré (on pense aux Chansons d’amour et aux Bien-aimés).

Les reproductions de décors des Demoiselles de Rochefort ou encore de papiers-peints et de costumes (Ah ! la guêpière de Lola portée par Anouk Aimée…) en font une exposition idéale à parcourir en famille.

« J’ai toujours aimé la musique et la peinture et je cherche, dans le cinéma, à mettre tout cela. » Jacques Demy

Très colorée, l’exposition tisse les liens entre les films et convoque aussi des artistes qui ont inspiré Jacques Demy : Raoul Dufy pour la Baie des anges ou David Hockney dans sa période hollywoodienne. On y découvre aussi Jacques Demy, peintre et photographe.

Exposition Le monde enchanté de Jacques Demy
Du 10 avril au 4 août 2013
La Cinémathèque française
51 rue de Bercy Paris 12e
cinematheque.fr
Ouvert : lundi, mercredi à samedi 12h-19h. Week-end, jours fériés et vacances scolaires zone C : 10h-20h. Nocturne tous les jeudis jusqu’à 22h.

Benjamin Millepied L.A. Dance Project au Châtelet

L.A. Dance Project Benjamin Millepied Théâtre du Châtelet

L.A. Dance Project © Ryan Schude

Chorégraphe brillant et très médiatisé depuis sa collaboration au film Black Swan, Benjamin Millepied, veut promouvoir la danse sous toutes ses formes. C’est avec son collectif L.A. Dance Project et galvanisé par l’énergie créative de la Cité des anges qu’il présentera quatre pièces dont une création mondiale Reflections sur la scène du Théâtre du Châtelet du 23 au 25 mai 2013. On retrouvera Benjamin Millepied à la programmation de l’Opéra national de Paris la saison prochaine avant qu’il n’en prenne les rennes en tant que directeur de la danse en octobre 2014.

Deux collaborations publicitaires de Benjamin Millepied :

Benjamin Millepied L.A. Dance Project
Du 23 au 25 mai 2013
Théâtre du Châtelet
1 place du Châtelet Paris 1er
01 40 28 28 28

Ronan et Erwan Bouroullec aux Arts Décoratifs

Exposition Erwan et Ronan Bouroullec. Momentané

Vue de l’installation dans la Nef © Studio Bouroullec

L’exposition monographique présente le travail des frères Bouroullec en trois temps : l’espace de travail et les dessins préparatoires dans la galerie du jardin, sous la nef, l’installation monumentale, enfin plus intimiste, la galerie Rivoli présente les objets dans un contexte plus quotidien.
L’approche tripartite donne l’impression de faire corps avec l’œuvre.
On découvre le travail épuré et les différentes inspirations des designers comme le lit clos aux lignes japonisantes ou le célèbre canapé Quilt.

Ronan et Erwan Bouroullec, Momentané
25 avril au 1er septembre 2013
Musée des Arts Décoratifs
107, rue de Rivoli Paris 1er
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h.
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h.

Exposition Culture Chanel au Palais de Tokyo

Flacon de Parfum N°5 de CHANEL 1921 © Photo Didier Roy

Flacon de Parfum N°5 de CHANEL 1921 © Photo Didier Roy

Chanel s’offre une vitrine publicitaire et se raconte au Palais de Tokyo à travers une exposition qui mobilise les 5 sens.
Flacons, photographies, essences, vidéos… La marque de luxe au double C emploie tous les médias pour rappeler que son parfum vedette, le N°5, fait partie de notre culture, de notre imaginaire. Ce n’est pas la première fois que la marque nous donne rendez-vous au musée (elle l’avait fait à l’automne 2012 avec une exposition consacrée à la Petite veste noire), mais l’initiative a le mérite d’être démocratique (l’entrée est gratuite) et de rappeler la modernité de la création olfactive phare de Mademoiselle Chanel.

Le plus : Des ateliers olfactifs gratuits de quarante-cinq minutes sont ouverts au public sur réservation.

Culture Chanel
Du 5 mai au 5 juin 2013
Site de l’exposition : 5-culturechanel.com
Palais de Tokyo
13 Avenue du Président Wilson Paris 16e
Niveau 3 – Galerie Haute ; Niveau 1 – Saut du Loup et Jardin.
Entrée par le 2, rue de la Manutention

Last but not least

Et si vous ne l’avez toujours pas vue : Cheveux chéris, frivolités et trophées au musée du quai Branly est visible jusqu’au 14 juillet 2013.

M. B.

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Déjeuner italien chez Iannello

Paris regorge de restaurants italiens comme l’ouest parisien d’adresses gourmandes. Savourons donc Paris ! Direction les boulevards cossus du 16e arrondissement pour déjeuner italien, mais pas n’importe où : chez Iannello, restaurant italien créé en 2006 par Corrado Iannello.

Linguine aglio, olio & peperoncino

Linguine à l’huile d’olive, ail et piment © M. B.


Dans l’assiette, des produits de grande qualité font écho à la Calabre natale de Corrado. En cuisine, un chef sicilien, Nino, fait honneur au produit, fidèle à ses origines et à la générosité de la cuisine italienne.

Cinq raisons de succomber aux saveurs de Iannello

La fraîcheur

Avec un arrivage de coquillages quotidien, des sauces comme le pesto minute et en provenance d’Italie, les oignons rouges, tomates cerises et aubergines violettes, Iannello met l’accent sur la fraîcheur à travers une cuisine spontanée.

Linguine con pomodorini & basilico

Linguine et sauce tomates cerises minute © M. B.

Les produits magnifiés

On aime le jambon de Parme 24 mois, dessossé sur place, l’huile d’olive sicilienne issue d’oliviers séculaires et aux récoltes datées comme le vin, le balsamique dont la rondeur et la texture rappellent le velours, mais aussi la burrata, de vache ou de buffle, exceptionnelle. En fait, chez Iannello, on aime tout !

Les produits de saison ne sont pas en reste comme la coquille St Jacques ou fleur de courgette farcie au printemps, toujours travaillés avec finesse. La cave est belle, représentative de tous les terroirs d’Italie, elle offre de grands crus et des vins plus abordables, tout aussi honorables. L’assiette est généreuse et l’addition (parfois) salée, mais quand on aime, on ne compte pas !

aceto balsamico, olio siciliano

© M. B.

Le service

Il a l’accent chantant et la délicatesse qu’on attend de lui. Quant à la salle, elle est cosy, confortable comme ses fauteuils beiges ou ses banquettes sombres.

Le tiramisú et la panna cotta

Plus que des desserts, des incontournables ! La texture aérienne du tiramisú, toujours parfait, surprend et ravit. La panna cotta onctueuse s’habille d’un coulis de fraises, tout en rondeur. On y succombe par gourmandise, peu importe, c’est léger, divin !

Panna cotta au coulis de fraises

© M. B.

Le café

Après le dessert, cerise sur le gâteau : il caffé ! Oui, s’il y a bien un produit qui ne souffre pas la médiocrité c’est l’expresso. Chez Iannello, il est rond en bouche, ses grains moulus à la minute. Un pur arabica de Colombie, mais ce n’est qu’un détail. L’important, c’est qu’il laisse l’amertume au second plan. Il vient couronner votre repas.

© M. B.

© M. B.

Restaurant italien Iannello
17 Boulevard Exelmans, Paris 16e
Tél : 01 46 47 80 08
Retrouvez Iannello sur Facebook.

M. B.

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Guide subjectif de Paris : que faire un 1er mai à Paris ?

Avant goût d’un mois d’août à Paris, le 1er mai est l’un des seuls jours fériés où il vous sera quasi impossible d’occuper votre temps libre comme un jour ordinaire. Envie de jouer les touristes ou de profiter des parcs parisiens pour se détendre ? Suivez le guide !

Envie d’une expo ?

Drift, 2009 © Ron Mueck

Drift, 2009 © Ron Mueck Photo Thomas Salva / Lumento, 2013

Sachez que les musées municipaux de la Ville de Paris sont fermés les 1er, 8, 9, 19 et 20 mai.

Toutefois, certains musées privés restent ouverts au public, l’occasion de se repaître d’expositions ou de sortir des sentiers battus.

Le Musée Jacquemart-André expose actuellement Eugène Boudin, au 158 boulevard Haussmann Paris 8e de 10h-18h.

Au Musée Maillol, l’exposition Fragile, verrerie de Murano est ouverte au public de 10h30 à 19h.

A la Pinacothèque, les expositions l’Art Nouveau et Tamara de Lempicka sont visibles de 14h à 18h30, 28 Place de la Madeleine, Paris 8e.

Au Musée Cernuschi, niché près du Parc Monceau (Paris 8e), l’exposition l’École de Shanghai est accessible de 10h à 18h.

L’exposition Georges Gasté est visible au Musée du Montparnasse de 12h30 à 19h.

A la Fondation Cartier pour l’art (photo), l’exposition Ron Mueck est accessible le 1er mai de 11h à 20h.
Adresse : 261 Boulevard Raspail, Paris 14e.

Une balade ou un peu d’Histoire ?

Les expositions parisiennes surpeuplées vous déplaisent ? Demeurent les options plus touristiques et plus spacieuses :

  • Jardins et parc du Château de Versailles, accessibles de 8h à 20h30
  • Tour Eiffel, de 9h30 à 23h
  • Tour Montparnasse, de 9h30 à 23h30
  • L’Aquarium de Paris de 10h à 19h.

Et si on allait à la piscine ?

Piscine Pontoise Paris 5e photo signée Franck Bohbot

Piscine Pontoise © Franck Bohbot

Envie de faire un plongeon ? Encore faut-il être vigilant : les piscines seront fermées à Paris le 1er mai sauf pour les piscines suivantes qui observeront les mêmes horaires que le dimanche :

  • piscine Pontoise (photo), Paris 5e
  • piscine Roger Le Gall, Paris 12e
  • piscine Keller, Paris 15e, ouverte de 10h à 18h
  • piscine Champerret, Paris 17e
  • piscine Georges Hermant, Paris 19e
  • piscine Édouard Pailleron, Paris 19e.

Profiter des parcs parisiens

Les parcs et jardins parisiens se mettent à l’heure d’été ! C’est l’occasion d’un jogging matinal.

Pas sportif ? reste l’option brunch ou pique-nique si la météo est assez clémente…

M. B.

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Ré-enchantons le quotidien avec Monoprix

Campagne publicitaire affichage mars 2013 Monoprix

© Monoprix

"Vivement aujourd’hui"

Monoprix vient de dévoiler sa nouvelle signature, "Vivement aujourd’hui", qui accompagne et souligne sa nouvelle identité. J’ai envie de ne m’intéresser qu’aux mots et de délaisser volontairement la campagne publicitaire et la cohérence qu’elle construit.

Ce "Vivement aujourd’hui" m’interpelle, j’y vois une sorte de carpe diem, de célébration du quotidien et de l’instantanéité tout-à-fait bienvenue, un mouvement que la marque a amorcé dès 2008.
On entend trop souvent "c’était mieux avant" ou encore, "vivement le printemps, vivement l’été, vivement l’année prochaine !", entre nostalgie et procrastination… C’est pourquoi, ce ré-enchantement du quotidien que clame Monoprix, enseigne de proximité, apporte de la différenciation, du réconfort – ce dont on a besoin en temps de crise et d’incertitude. C’est une réponse optimiste, un dispositif lumineux comme le figure ce visuel, un positionnement quasi hédoniste : plutôt que de faire la guerre à la morosité ambiante ou à la chasse aux bas prix (comme les concurrents de la grande distrib’), profitons maintenant et tout de suite, parce que la routine est une occasion de se réinventer, de donner du sens plutôt que de s’enfermer dans une voie à sens unique, parce que le quotidien est foisonnant !

Enfin, j’aime les légendes où vient poindre le subjonctif, un mode trop souvent négligé…

On pourrait penser que ce n’est qu’une stratégie, mais j’ai envie d’y voir du bon sens, l’intelligence de la simplicité, une compréhension aiguë de l’air du temps.
Est-ce que cela fait de moi une fan de Monop’ ou une philosophe de supermarché ?!

M. B.

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La Saint Valentin dans ta boîte mail

La Saint Valentin approche, J-2. Fête des amoureux ou fête commerciale ? Vous aurez beau dire "moi vivant(e), jamais !", vous n’échapperez pas au romantisme de supermarché, à l’avalanche écarlate de cœurs et de roses, aux e-mailings promotionnels dégoulinants… Heureusement, on peut compter sur les annonceurs pour jouer avec les codes, user de second degré pour faire passer le message. Démonstration.

Hermès en gif

On connaissait déjà les e-mailings de Noël en gif animés, Hermès a créé un gif romantico-décalé qui met en vedette la désirable boite orange. Un cadeau mixte et intemporel qui a valeur de symbole d’amour, le tout délivré comme un message subliminal.
En filigrane, la marque expose sa vision d’un amour harmonieux où les deux sexes sont sur un pied d’égalité.

Hermès gif animé nager dans le bonheur

Hermès invite les amoureux à nager dans le bonheur.
© Hermès

Oysho, déclaration mercantile

Valentine malchanceuse ? « Parce que Cupidon ne fait pas toujours mouche avec ses cadeaux », elle ne sera jamais mieux servie que par Oysho, la marque de lingerie du groupe Inditex. L’insight est bien vu. L’amoureux maladroit est mis au second plan, de fait, la cible féminine est invitée à craquer pour les 20% de réduction. L’achat impulsif est un succédané du désir, comme chacun sait.
A noter la charmante coquille "San Valentin" (sic).

E-mailing Saint Valentin Oysho

© Oysho

Papier Tigre, l’amour authentique

Papier Tigre cible les néo-romantiques sur les réseaux sociaux, les amoureux pas flambeurs qui déclarent leur flamme plus sur papier recyclé que par texto, qui ne baratinent pas leur dulcinée dans un restaurant hors-de-prix ou dans un bar à cocktail. C’est pourquoi Papier Tigre a créé un package peu ruineux (carnet et carte) pour renouer avec le classique de la lettre d’amour.

Cadeau Papier Tigre pour la Saint Valentin

Papier Tigre ou l’accroche qui tue.

Strereomood : geek in love

Rien de tel qu’une playlist pour la soirée de la Saint Valentin, c’est ce que recommande Stereomood, qu’on soit à deux ou seul. Le message se veut poétique quoique geek, illustré de pictogrammes en forme de space invaders.

Stereomood space invaders

© Stereomood

Disneyland : prince charming

Enfin, la palme de l’e-mailing kitsch (et drôle il faut bien l’avouer) revient à Disneyland Paris avec son « SOS Prince charmant », qui s’adresse aux célibataires en ces termes dès l’objet : « Hey bébé, tu cherches encore ton Prince ? », doublé d’un excellent call-to-action qui vous invite à embrasser un crapaud !

Disneyland Paris e-mailing Saint Valentin crapaud

Des clins d’oeil qui ont de quoi vous réconcilier avec la Saint Valentin !

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De l’art sur mon iPad ?

Okay, les geeks ont pris le pouvoir sur la mode. Mais les artistes de la vieille école, eux aussi, sont en passe de virer de bord. Les smartphones et tablettes n’ont pas seulement modifié nos usages du web, ils donnent aussi naissance à de nouvelles formes artistiques : les œuvres se digitalisent sans pour autant éclipser "l’art" dont elles découlent, peinture ou photographie. Certains artistes s’y essaient comme à un exercice de style.

Panorama vs Fleurs fraîches

Si Gerhard Richter (80 ans), dont la rétrospective Panorama s’est tenue en 2013 au Centre Pompidou, avoue rester fidèle à son art, la peinture, et dit ne pas être tenté par la vidéo ou la photo, en early adopter, l’Anglais David Hockney (75 ans) n’a pas hésité à utiliser l’iPhone dès 2009 puis l’iPad pour produire des œuvres d’art numériques.

"Beaucoup de gens estiment que d’autres techniques sont plus séduisantes : mettez un écran dans un musée, et plus personne ne regarde les tableaux. Mais ma profession, c’est la peinture. C’est ce qui m’a depuis toujours le plus intéressé. J’ai maintenant atteint un certain âge et je viens d’une tradition différente. De toute façon, je ne sais rien faire d’autre. Je reste cependant persuadé que la peinture fait partie des aptitudes humaines les plus fondamentales, comme la danse ou le chant, qui ont un sens, qui demeurent en nous, comme quelque chose d’humain."
Gerhard Richter, 2011

C’est ainsi que l’exposition Fleurs fraîches a vu le jour à l’automne 2010 à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent à Paris. L’anecdote veut que David Hockney ait d’abord envoyé des tableaux numériques par e-mail à ses amis. Une forme de "peinture digitale", un art qui aurait troqué la matière pour l’écran, une nouvelle façon de s’incarner.

Impression, Dominique Issermann

Dominique Issermann

Dominique Issermann – Impression, film réalisé à l’aide d’un iPhone pendant l’impression du livre


Un autre exemple me vient à l’esprit. Au cours de la visite de l’exposition Dominique Issermann, Lætitia Casta à la Maison Européenne de la photographie, on pouvait découvrir les clichés argentiques des nus de Laetitia Casta en lumière naturelle dans les Thermes de Vals et un film, Impression, réalisé par la photographe grâce à un iPhone. À l’écran, des rotatives en pleine action, celles-là mêmes qui impriment les pages du livre de l’exposition. Le résultat est saisissant : certaines images frôlent l’abstraction, le film hypnotique est une œuvre en soi qui raconte l’aboutissement d’un processus à la fois créatif et mécanique. La lumière est caractéristique de l’artiste. Dominique Issermann filme des machines et pourtant l’émotion affleure…

À la lecture de ces deux exemples, on peut se demander s’il est possible de parler de "digitalisation" des créations artistiques. Ce à quoi, je répondrais de façon scolaire que la création prend une forme "digitale" (du latin, digit « doigt ») en ce que l’artiste peut exercer son art du bout des doigts et aussi à travers un média dit "digital", « qui utilise un système d’informations, de mesures à caractère numérique ».

Le plus frappant étant sans doute que l’écran tient un rôle de choix dans la médiation de l’art, même si ce n’est pas nouveau…

M. B.

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Lanvin : sur Skype avec Alber Elbaz !

Chaque saison, elle remet ça ! La maison Lanvin crée une vidéo mettant en scène la nouvelle campagne publicitaire de la saison, à grand renfort de clins d’œil, d’autodérision et de in-jokes dont Alber Elbaz, son directeur artistique, est la guest star.
Pour le printemps été 2013, Alber Elbaz est en direct via Skype pour commenter l’esprit de la campagne shootée à L.A. Je n’avais encore jamais skypé avec Alber, mais visiblement, il est toujours sympa et de bonne humeur !

N. B. Effectivement, cette campagne est "divine" (en anglais dans le texte), graphique et seventies. Bravo Alber !

M. B.

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Guide subjectif de Prague

Après Paris, jouons les touristes à Prague, le temps d’un week-end. On m’avait prévenue, Prague n’est pas une capitale surpeuplée – si ce n’est de touristes – pas non plus une ville idéale pour le shopping – sauf pour le cristal de Bohême… Mais une ville où le temps semble s’être arrêté, une ville d’une richesse architecturale rare. Une ville à parcourir à travers ses rues pavées, ses trois lignes de métro, ses lieux publics toujours fumeurs. Le guide subjectif fait l’impasse sur les musées et les lieux touristiques pour vous livrer les adresses qu’il a testées et approuvées…

Bugsy Bar

Bugsy Bar Praha - bar à cocktails PragueVous ne vous ruinerez pas en cocktails à Prague.
Lieu : sur l’« avenue Montaigne » locale, le Bugsy propose une carte longue comme le bras. S’il a tout du bar à cocktails qui se respecte, n’écoutez pas les conseils du bartender qui pourrait vous servir un cocktail à la rose alors que vous le vouliez viril ou vous recommander un club obsolète en périphérie, alors que vous étiez tenté par le spot électro de l’avenue voisine.
La faune : On y croise de riches locaux, des touristes, l’ambiance est un peu m’as-tu-vu et les amuse-bouches insipides.
Le plus : le cocktail tout raffiné qu’il soit ne dépasse pas les 250 couronnes, soit moins de 10 €. De quoi étancher votre soif.
Tip : Pour flamber, optez plutôt pour la carte des champagnes.
Adresse : Bugsy Bar, Pařížská 10, Praha 1.
Ouvert du lundi au dimanche 19h – 2h.

Botanicus

Botanicus cosmétiques bio PragueCosmétiques bio locaux
Lieu : au cœur de la vieille ville, Botanicus mise beaucoup sur l’ambiance d’herboristerie faussement authentique. Le lieu est intéressant sans être particulièrement glamour. On y trouve un rayon épicerie fine (huiles, vinaigres bio), des soins visages et corps particulièrement gras, à la galénique pas top.
Tip : le shea butter rose et prune est excellent pour les pieds secs, les crèmes pour les mains et sels de bain aux huiles essentielles, honorables.
La boutique propose également des savons aux parfums plus insolites les uns que les autres mais malheureusement tous formulés à base d’huile de palme.
Adresse : Botanicus, Týn 3/1049, Praha 1.

Grand Café Orient

Cafe Grand Orient PragueA l’orée du quartier juif, le premier étage de l’immeuble cubiste (la Maison de la madone noire), abrite un salon de thé délicieux.
Le lieu est étonnant : fumeur, convivial et cubiste. Quant à l’architecture d’intérieure, elle est graphique, ponctuée de rayures et d’angles droits. Pour parfaire cette ambiance surannée, le pianiste joue un répertoire de variétés. On peut y déguster un sachertorte sur un air d’Edith Piaf, pourtant l’expérience reste dépaysante… On se croirait presque à Vienne !
Les plus : service efficace, propre sur lui et pas pressant. Très bonne crème fouettée.
Adresse : Grand Café Orient, Dům U Černé Matky Boží (Maison de la madone noire), Ovocný trh 19, Praha 1.

Kavárna, café Art nouveau

Kavárna, café Art Nouveau de la Maison municipale de Prague

À deux pas de l’Opéra, c’est l’endroit idéal pour petit-déjeuner. On prend place sur ses banquettes de moleskine et on admire son cadre Art nouveau, ses lustres monumentaux et son impressionnante hauteur sous plafond. Une fois repu du lieu, on peut aussi goûter leurs pâtisseries paraît-il réputées.
Tip : petit-déjeuner servi jusqu’à 11 heures.
Adresse : Kavárna, Maison municipale, Námēstí Republiky, 5, Prague.

L’ancien cimetière juif

Cimetière juif de l'ancien ghetto de PragueLieu étrange et émouvant, l’ancien cimetière juif de Prague se situe au Nord de la ville. Les stèles de pierre sculptées littéralement entassées sont les derniers stigmates du ghetto juif de Prague. L’automne ajoute au mystère et à la mélancolie du lieu.
Tip : fermé le samedi. Ticket d’entrée en vente au musée valable pour le mémorial, les synagogues et l’ancien cimetière.
Adresse : ancien cimetière juif, U Staré školy 1, Prague 1.

Klub Roxy

Klub Roxy electro PrahaEt enfin, pour danser et s’encanailler jusqu’au bout de la nuit, le Klub Roxy est parfait. La programmation électro n’a rien à envier à un club berlinois.
Le lieu, quant à lui, est un ancien cinéma Art déco.
Adresse : Klub Roxy, Dlouhá 33, Prague.

M. B.

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Brunch Bazar de Noël au Palais de Tokyo

Brunch Bazar de Noël 2012 au Palais de TokyoVous détestez les fêtes et le shopping de Noël ? Le Brunch Bazar est fait pour vous ! Pour sa 10e édition, le Brunch Bazar aura lieu au Palais de Tokyo et en nocturne les samedi 15 et dimanche 16 décembre (de midi à minuit). Promis, son ambiance de colonie de vacances vous fera oublier la grisaille parisienne et la rengaine des marronniers. Et pour le même prix, offrez-vous une expo d’art contemporain !

Lieu du BB des 15 et 16 décembre 2012

@ Le Palais de Tokyo – 13, avenue du Président Wilson, 75116 Paris

Tarifs accès Brunch Bazar + Palais de Tokyo

Plein tarif : 12 €
Tarif réduit : 10 €
10-18 ans : 6 €
3-10 ans: 4 €
Moins de 3 ans: gratuit
Résa en ligne à partir du 22 novembre.

Les actus du BB sont sur Facebook.

M. B.

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Le street style est mort, vive le street style

Stella McCartney Streetstyle 2012
On connaît bien les liens que les marques entretiennent avec les stars, leurs porte-drapeaux.
On connaît également la tendance street style qui déferle sur chaque fashion week et se généralise à chaque manifestation un tant soit peu "culturelle" (avec des guillemets) ou branchée.

Street style, la nouvelle maraude des annonceurs ?

Streetstyle Stella McCartney summer 2012

Ce phénomène d’auto-célébration de la mode s’est industrialisé au fil des saisons, il a perdu en spontanéité, en fraîcheur. Dernier signe pour l’attester : il est désormais racheté par les marques, comme en témoigne cette communication émanant de Stella McCartney. Le street style connaît donc une deuxième vie à défaut d’une nouvelle jeunesse.

Ce n’est pas nouveau, les clientes et les happy few qui assistent aux défilés ne manquent pas l’occasion de revêtir les créations des maisons en question.
Quand un magazine publie des photos de street style, on peut se demander s’il s’agit toujours de journalisme, d’information. Quand une marque s’en empare, c’est assurément de la communication. La nuance entre les deux est ténue, en ce que les rapports entre média et annonceurs sont intéressés – là encore, rien de nouveau.

Stella McCartney Streetstyle october 2012

Néanmoins, il me semble que Stella McCartney soit le premier annonceur à mettre en scène l’ambiance qui entoure son défilé, de façon extérieure (photos en plein air et non en backstage). Et c’est finalement un choix judicieux de mise en scène quand on sait le succès du street style.

M. B.

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