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Benjamin Millepied et la Relève de l’opéra

Avec les yeux
Relève

Relève, documentaire signé Thierry Demaizière et Alban Teurlai

Relève est l’histoire d’une création, celle du ballet de Benjamin Millepied en tant que directeur de la danse à l’opéra de Paris – et non plus, comme lors des saisons précédentes, en tant que chorégraphe invité – et celle d’un documentaire inouï sur la danse et l’opéra national de Paris.

Affiche de l'exposition Amadeo De Souza-Cardoso

Amadeo de Souza-Cardoso, le secret le mieux gardé de l’art moderne

Avec les yeux

Amadeo de Souza-Cardoso

Amadeo de Souza-Cardoso, Lévriers, vers 1911 © Lisbonne, CAM

Amadeo de Souza-Cardoso s’expose au Grand Palais pour quelques jours encore. Artiste méconnu, précurseur de l’art moderne, il a au cours de sa brève et dense carrière (décédé à 31 ans, succombant à la grippe espagnole en 1918) sans cesse expérimenté, bien qu’il n’ait consacré à l’art que dix ans de sa vie.
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Olafur Eliasson à Versailles : lumineux et aquatique 

Avec les yeux

Depuis le 7 juin et jusqu’au 30 octobre 2016, Olafur Eliasson transfigure Versailles. L’artiste contemporain danois-islandais invité par l’institution a créé in situ des œuvres qui montrent littéralement le palais classique sous un autre angle, succédant ainsi à Anish Kapoor, Joana Vasconcelos, ou au scandaleux Jeff Koons.

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Citation : Romain Gary, La Promesse de l’aube

Les mots devant soi

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d’amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n’y a plus de puits, il n’y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l’aube, une étude très serrée de l’amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu’il faille empêcher les mères d’aimer leurs petits. Je dis simplement qu’il vaut mieux que les mères aient encore quelqu’un d’autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n’aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. Malheureusement pour moi, je me connais en vrais diamants. »
Romain Gary, La Promesse de l’aube

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Histoire de la violence

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Les mots devant soi

Malgré un titre qui laisse penser à un essai, Histoire de la violence d’Édouard Louis, est un roman. Cette dénomination inscrite en couverture semble dénoncer d’emblée l’écriture comme artifice : toute histoire vraie devient fictionnelle, littérature, création une fois racontée à travers le prisme de l’écriture.
Histoire de la violence n’en demeure pas moins un livre poignant. Le roman relate la rencontre du narrateur avec un jeune homme nommé Reda. Ce qui devait être une rencontre amoureuse tourne à l’agression, au viol, à la tentative de meurtre. Une violence inouïe que le narrateur refuse d’inscrire dans un schéma de prédestination sociale.

Le Pyla

Albert Marquet, moments suspendus au MAM

Avec les yeux, City Guide

Dédiée au peintre post-impressionniste Albert Marquet (1875-1947), c’est une exposition monographique d’une grande beauté qui vient d’ouvrir au MAM, musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

L’exposition retrace de façon chronologique les influences d’Albert Marquet issues de sa formation académique (à l’École des arts décoratifs,au sein de l’atelier de Gustave Moreau et à l’École des Beaux-Arts) ou encore fauvistes qui affleurent dans les portraits seyants (Le Sergent de la Coloniale) et nus gracieux, en particulier Le Nu dit « fauve » de la première salle.

La scénographie souligne, à travers un jeu de lumières, la volupté des corps, les tonalités vives des tableaux et contrastes allant parfois jusqu’au clair obscur comme dans le Nu à contre-jour (1909-1910).

Albert Marquet ou le génie du paysage

On redécouvre au fil du parcours le talent d’Albert Marquet pour le croquis et l’aquarelle, techniques de l’instantané, mais surtout, là où excelle le maître : son génie du paysage structuré autour de lignes de force caractéristiques, ou encore, des effets de miroir.
De nombreuses toiles sont issues des collections russes, comme le Vésuve, le matin (1909), dont la lumière brumeuse souligne l’influence post-impressionniste de façon quasi palpable.

« Comme si, sous les apparences, Marquet ne peignait que la structure immuable des choses. Et ce n’est jamais ennuyeux. Tout y est vivant et juste. »

Fabrice Hergott, directeur du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Marines et bords de mer

Si à Paris, Albert Marquet travaille depuis son atelier quai des Grands-Augustins, où il réalise des vues de Notre Dame, comme les Impressionnistes avant lui, il peint également sur le motif – avec Matisse dans la banlieue parisienne ou avec Raoul Dufy installé au Havre.

Dès que sa carrière le lui permet, Albert Marquet prend le large, il a le goût du voyage et exécute des marines au gré de ses séjours (Honfleur, Fécamp, Le Havre, Hambourg, Marseille, Naples, Alger, etc.) avec plus de retenue que ses amis fauvistes, il traite le paysage et les bords de mer avec beaucoup de réalisme et une modernité qui traverse les décennies, comme des instants suspendus.

M. B.

Albert Marquet, Persienne verte

Albert Marquet (1875-1947), Persienne verte 1944-1946. Crédit photo : Jean-Louis Losi © ADAGP, Paris 2016

Exposition « Albert Marquet, Peintre du temps suspendu »

Où ? – MAM, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président Wilson
75116 Paris
Tél : 01 53 67 40 00
http://www.mam.paris.fr

Accès
Métro : Alma-Marceau ou Iéna
RER : Pont de l’Alma (ligne C)
Bus : 32/42/63/72/80/92

Quand ? – 25 mars – 21 août 2016
– Horaires d’ouverture
 : du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Nocturne le jeudi de 18h à 22h pour les expositions temporaires.
Fermeture le lundi et certains jours fériés.
Ouverture les 27 mars, 5 mai, 8 mai, 15 mai 2016.
Combien ? – Tarifs
Plein tarif : 12 €
Tarif réduit : 9 €