Ceci n’est pas un blog mode

La mode, la mode, la mode, Les mots devant soi
The September Issue capture

Anna Wintour in The September Issue © Diaphana Films

Que les choses soient claires – quitte à vous décevoir – ceci n’est pas un blog mode. Oui, j’avoue, on a fait plus engageant comme accroche !

Certes, j’aime la mode pour ce qu’elle est : un ballet continu de tendances, un défilé de coupes impeccables, de créations inspirantes sans cesse renouvelé ; mais cet art (appliqué) est difficile à traduire et pour être honnête, je n’y entends rien. La mode est un métier exigeant – ou une passion dévorante – et pour reconnaître en quoi un jeune créateur a du génie, il faut avoir un « œil » (un œil digne de celui d’Anna Wintour, pour ne pas la citer). Alors oui, je suis une consommatrice de tendances, de pages mode, de défilés… je consomme avec les yeux et je collectionne aussi. J’aime le vêtement comme objet de mode et comme produit textile. Toutefois, la « mode », c’est une autre dimension, une dimension bigger than life assurément.

Aussi, je le redis : ceci n’est pas un blog mode. Avant d’écrire des « billets », j’étais déjà rédactrice, j’ai produit des articles ou des commandes dans le cadre de mon job. Et puis, très franchement, je n’ai pas envie de jouer à la bloggeuse mode (comprendre : faire des séries mode ou me mettre en scène avec mes achats). D’autres le font déjà, bien souvent avec fraîcheur et légèreté. Mon propos est autre. J’ai trop goûté au marketing pour être dans une approche purement « modesque » et innocente de la chose.

Ceci dit, la sensibilité que je nourris à l’égard de la mode, et des époques qu’elle traverse, ne m’empêche pas d’apprécier le travail des créateurs, autrefois nommés « modistes », à présent « directeurs artistiques ». Prenez Tom Ford par exemple, il est tellement talentueux qu’il peut quitter Gucci au faîte de sa gloire, pour devenir cinéaste (The Single Man) et ensuite réinventer le défilé de mode dans sa dimension la plus classique (véritable show privé, mannequins prestigieux dont ce n’est pas le métier et clientes triées sur le volet). À l’image du créateur aux multiples talents, la mode est à la fois témoin et écho de notre époque, de notre culture…

Cette parenthèse fermée, voilà ce que j’ai envie de faire avec ce blog : un rédacteur en chef m’a dit récemment qu’il n’y avait plus de véritable « journaliste de mode » selon lui, que ce métier était quasi celui d’un concepteur-rédacteur.
[Edit 18/11/2014 : à bien y réfléchir, on devrait dire « prescripteur » de tendances (voire « prescriptrice » au regard de la féminisation du métier), car je n’ai plus l’impression que le journaliste de mode invente quoi que ce soit, même un jeu de mots… C’est en cela que la posture du journaliste est proche de celle du bloggeur, ce dernier empiétant sur les plates-bandes du premier, d’où le terrain glissant : journaliste et bloggeur sont tous deux prescripteurs, mais lequel est le plus légitime ? D’ailleurs, la légitimité est-elle encore de mise à l’heure du 3.0 ? La popularité et l’influence n’ont-elle pas pris le pas sur la notion de métier ?
Des questions auxquelles il ne m’appartient pas de répondre, puisqu’]à défaut de tout comprendre à la mode, je vais jouer avec les mots qui la décrivent !

To be continued

M. B.

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