La Vénus à la fourrure

Marie Gillain, exquise Vénus à la fourrure

City Guide

Cet automne, La Vénus à la fourrure se joue à Paris. La pièce sulfureuse de l’Américain David Ives, créée en 2010, est adaptée d’après Sacher-Masoch – qui, pour rappel, a donné son nom au SM – joue sur la mise en abyme et les rapports de force dominant dominé.
Thomas Novachek (Nicolas Briançon), metteur en scène new yorkais en mal de succès recherche (sa) Wanda désespérément, celle qui incarnera la Vénus à la fourrure. C’est alors que Wanda (Marie Gillain), vêtue d’un trench léopard, entre en trombe pour l’audition, à grand renfort de jurons…

« Dieu l’a puni et livré aux mains d’une femme. »
Citation liminaire de la pièce Venus in Fur de David Ives extraite du Livre de Judith

Marie Gillain, Wanda gouailleuse et exubérante

Vénus à la fourrure théâtre Tristan Bernard


Marie Gillain dans la Vénus à la fourrure
© Fabienne Rappeneau


Sur les planches du théâtre Tristan Bernard, Marie Gillain campe une Wanda exubérante pour donner la réplique à Nicolas Briançon, comédien et metteur en scène – la mise en abyme se poursuit… Le duo brûle littéralement les planches dans le jeu SM qui lie le metteur en scène et la comédienne, à moins que ce ne soit l’inverse.

La Vénus à la fourrure

Nicolas Briançon et Marie Gillain
© Fabienne Rappeneau


Outre les qualités du texte, riche, et la complexité des rapports humains (désir, SM, machisme…), on salue la mise en scène fluide signée Jérémie Lippmann, la finesse de l’adaptation d’Anne-Elisabeth Blateau. L’humour, les revirements sont menés par un jeu alerte, servis par la justesse d’interprétation du duo Gillain/Briançon. Tout est en œuvre pour faire vivre au spectateur un grand moment de théâtre. Ajoutons que la performance de Marie Gilain est exceptionnelle, on peut parler d’incarnation, car chair il y a.

Théâtre Tristan Bernard

64, rue du rocher, Paris 8e
Tél : 01 45 22 08 40

Adaptation : Venus-Emmanuelle selon Polanski

Venus in furEn 2013, Polanski avait adapté avec brio la Vénus à la fourrure au cinéma, donnant un rôle sur-mesure à Emmanuelle Seigner qui malmenait Mathieu Almaric metteur en scène manipulé, arroseur arrosé. L’unité de lieu (le théâtre Hébertot en guise de décor) créait un huis-clos, les conditions de la claustrophobie, thème cher au cinéaste, l’intimité du cinéma en plus.

M. B.

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