Le Pyla

Albert Marquet, moments suspendus au MAM

Avec les yeux, City Guide

Dédiée au peintre post-impressionniste Albert Marquet (1875-1947), c’est une exposition monographique d’une grande beauté qui vient d’ouvrir au MAM, musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

L’exposition retrace de façon chronologique les influences d’Albert Marquet issues de sa formation académique (à l’École des arts décoratifs,au sein de l’atelier de Gustave Moreau et à l’École des Beaux-Arts) ou encore fauvistes qui affleurent dans les portraits seyants (Le Sergent de la Coloniale) et nus gracieux, en particulier Le Nu dit « fauve » de la première salle.

La scénographie souligne, à travers un jeu de lumières, la volupté des corps, les tonalités vives des tableaux et contrastes allant parfois jusqu’au clair obscur comme dans le Nu à contre-jour (1909-1910).

Albert Marquet ou le génie du paysage

On redécouvre au fil du parcours le talent d’Albert Marquet pour le croquis et l’aquarelle, techniques de l’instantané, mais surtout, là où excelle le maître : son génie du paysage structuré autour de lignes de force caractéristiques, ou encore, des effets de miroir.
De nombreuses toiles sont issues des collections russes, comme le Vésuve, le matin (1909), dont la lumière brumeuse souligne l’influence post-impressionniste de façon quasi palpable.

« Comme si, sous les apparences, Marquet ne peignait que la structure immuable des choses. Et ce n’est jamais ennuyeux. Tout y est vivant et juste. »

Fabrice Hergott, directeur du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Marines et bords de mer

Si à Paris, Albert Marquet travaille depuis son atelier quai des Grands-Augustins, où il réalise des vues de Notre Dame, comme les Impressionnistes avant lui, il peint également sur le motif – avec Matisse dans la banlieue parisienne ou avec Raoul Dufy installé au Havre.

Dès que sa carrière le lui permet, Albert Marquet prend le large, il a le goût du voyage et exécute des marines au gré de ses séjours (Honfleur, Fécamp, Le Havre, Hambourg, Marseille, Naples, Alger, etc.) avec plus de retenue que ses amis fauvistes, il traite le paysage et les bords de mer avec beaucoup de réalisme et une modernité qui traverse les décennies, comme des instants suspendus.

M. B.

Albert Marquet, Persienne verte

Albert Marquet (1875-1947), Persienne verte 1944-1946. Crédit photo : Jean-Louis Losi © ADAGP, Paris 2016

Exposition « Albert Marquet, Peintre du temps suspendu »

Où ? – MAM, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président Wilson
75116 Paris
Tél : 01 53 67 40 00
http://www.mam.paris.fr

Accès
Métro : Alma-Marceau ou Iéna
RER : Pont de l’Alma (ligne C)
Bus : 32/42/63/72/80/92

Quand ? – 25 mars – 21 août 2016
– Horaires d’ouverture
 : du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Nocturne le jeudi de 18h à 22h pour les expositions temporaires.
Fermeture le lundi et certains jours fériés.
Ouverture les 27 mars, 5 mai, 8 mai, 15 mai 2016.
Combien ? – Tarifs
Plein tarif : 12 €
Tarif réduit : 9 €

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