Citation : Françoise Sagan, Avec mon meilleur souvenir

Les mots devant soi

 

« Le goût de la vitesse n’a rien à voir avec le sport. De même qu’elle rejoint le jeu, le hasard, la vitesse rejoint le bonheur de vivre »

Françoise Sagan, Avec mon meilleur souvenir

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King Kong Théorie Virginie Despentes

King Kong Théorie, le féminisme selon Virginie Despentes

Les mots devant soi

Hier avait lieu la journée internationale des droits des femmes, j’aurais donc pu publier ce post hier, mais finalement, aucune journée particulière n’est nécessaire pour s’interroger sur ce qu’être une femme veut dire, en 2017. Sur le blog, j’ai partagé le podcast féministe et intelligent, la Poudre ou encore l’exposition Mode et femmes 14/18 actuellement à la bibliothèque Forney à Paris, dont les thématiques liées au féminisme me parlent. Et plus justes encore sont les mots de Virginie Despentes lorsqu’elle évoque, dans King Kong Théorie, les injonctions faites aux femmes,

chiot au micro

Top 3 des meilleurs podcasts du moment

High tech, Les mots devant soi

Parce qu’il est toujours agréable de partager de bonnes nouvelles, j’aimerais mettre dans vos oreilles les meilleurs podcasts du moment, si vous ne les connaissez pas déjà… Que vous partiez en vacances ou non, ce sera l’occasion de passer un bel été

Pourquoi le podcast ? Parce qu’il se passe un truc. Le podcast s’impose comme un média à part entière, où la narration mais aussi la voix1 prédominent (deux aspects essentiels en littérature comme pour un blog), un média qui s’offre le luxe de prendre son temps, et aussi, une plus grande liberté, car on l’écoute en différé, à ce sujet je vous recommande l’article de Charlotte Pudlowski, « Comment les podcasts vont envahir le monde » – intéressant malgré un titre un peu racoleur.

Citation : Romain Gary, La Promesse de l’aube

Les mots devant soi

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d’amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n’y a plus de puits, il n’y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l’aube, une étude très serrée de l’amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu’il faille empêcher les mères d’aimer leurs petits. Je dis simplement qu’il vaut mieux que les mères aient encore quelqu’un d’autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n’aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. Malheureusement pour moi, je me connais en vrais diamants. »
Romain Gary, La Promesse de l’aube

Vous aimerez aussi (enfin peut-être) :

Édouard Louis, Histoire de la violence 
Paul Morand, L’allure de Chanel
Mes premières amours

Histoire de la violence

Édouard Louis, Histoire de la violence

Les mots devant soi

Malgré un titre qui laisse penser à un essai, Histoire de la violence d’Édouard Louis, est un roman. Cette dénomination inscrite en couverture semble dénoncer d’emblée l’écriture comme artifice : toute histoire vraie devient fictionnelle, littérature, création une fois racontée à travers le prisme de l’écriture.
Histoire de la violence n’en demeure pas moins un livre poignant. Le roman relate la rencontre du narrateur avec un jeune homme nommé Reda. Ce qui devait être une rencontre amoureuse tourne à l’agression, au viol, à la tentative de meurtre. Une violence inouïe que le narrateur refuse d’inscrire dans un schéma de prédestination sociale.

Paul Morand, L’allure de Chanel : morceaux choisis

Les mots devant soi

Paul Morand, L'allure de Chanel

Initialement paru en 1976, L’allure de Chanel de Paul Morand est un portrait de Gabrielle Chanel à la première personne, comme si elle se racontait elle-même, mais retranscrit par un de ses amis de la première heure, Paul Morand qu’elle retrouve après quelques revers en 1946, au Palace de Saint-Moritz en Suisse.