Renaissance Isabelle Chapuis

Visite du Grand Musée du Parfum à Paris

City Guide

Ouvert en décembre 2016 à Paris, le tout nouveau grand musée du parfum offre une expérience sensorielle unique. Niché dans un hôtel particulier du très chic 8e arrondissement, face au Bristol, le lieu est une débauche de luxe et de technologie pour aborder l’univers secret et élitiste du parfum… 

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Paul Morand, L’allure de Chanel : morceaux choisis

Les mots devant soi

Paul Morand, L'allure de Chanel

Initialement paru en 1976, L’allure de Chanel de Paul Morand est un portrait de Gabrielle Chanel à la première personne, comme si elle se racontait elle-même, mais retranscrit par un de ses amis de la première heure, Paul Morand qu’elle retrouve après quelques revers en 1946, au Palace de Saint-Moritz en Suisse.

Chaussures sportwear haute couture Dior printemps été 2014

Vu sur le catwalk : des baskets haute couture

La mode, la mode, la mode

Pour suivre mes bonnes résolutions, un peu de mode !
C’était la semaine de la haute couture à Paris et bonne surprise : la basket a réveillé la fashion week.
A priori, les deux principes – artisanat d’art d’un côté et sportswear de l’autre – n’avaient rien à se dire sur un catwalk, et pourtant…

Scénographie de l'exposition Van Cleef & Arpels

Van Cleef & Arpels : les Arts déco pour écrin

Avec les yeux

Les Arts décoratifs dévoilent cet automne Van Cleef & Arpels, l’art de la haute joaillerie, une exposition, hommage au patrimoine de la première maison de joaillerie qui s’installa Place Vendôme en 1906.

Sous la Nef, une fresque magistrale : plus de 500 pièces et de 100 ans d’histoire, une scénographie feutrée orchestrée par l’agence Jouin Manku.

Évidemment c’est somptueux. Comment rester indifférent à la créativité et à la perfection technique des pièces présentées ? D’autant qu’une exposition rétrospective consacrée à une marque centenaire est toujours une forme intéressante de brand content.

Si les Arts décoratifs sont une photographie de leur époque, les bijoux et la haute joaillerie ne font pas exception.

En parcourant l’exposition chronologique, on imagine volontiers les Années folles et leurs flappers portant les cheveux courts et fumant des cigarettes en robes taille basse ornées de sautoirs de diamants et de longues boucles d’oreille Art déco. Les parures et pièces d’orfèvrerie présentées, issues de collections privées ou de celles de la maison sont exceptionnelles – le mot est faible.

Années folles vs Grande Dépression

Les créations Van Cleef & Arpels des années vingt et trente sont sans doute les plus emblématiques et les plus modernes, à l’instar du collier Art déco (photo) dont le pendentif en diamants se porte de deux façons : à l’avant ou à l’arrière, selon le décolleté, ou encore de la montre chatelaine créée avant l’avènement de la montre bracelet, qui ornait le revers d’une veste…

Bijou clip fleur Van Cleef & Arpels en rubis

Clip Chrysanthème Serti Mystérieux rubis, Paris, 1937. Crédit : © Patrick Gries / Van Cleef & Arpels

J’aime l’idée que les années qui suivent 1929 se révèlent très fécondes malgré la Crise. La collaboration entre la directrice artistique Renée Puissant et le dessinateur René-Sim lacaze n’y est pas étrangère. Cette créativité est autant esthétique que technique : l’invention de la Minaudière par Van Cleef & Arpels, un sac du soir en forme de boitier, remonte à 1933. Cet écrin précieux fut créé par Charles Arpels et ainsi nommé par Alfred Van Cleef en hommage à sa femme, Estelle Arpels, qui, paraît-il, minaudait volontiers. Un rangement sophistiqué et ingénieux en or ou platine orné de rubis ou de laque, destiné à contenir poudrier, rouge à lèvres, briquet, fume-cigarettes. La minaudière nous renvoie l’image d’une femme mondaine et émancipée.

Les années 1930 voient aussi l’invention du Serti Mystérieux, une technique dissimulant la monture des pierres, et du bijou « Passe-partout », un bijou transformable breveté en 1938 constitué de rails et orné de fleurs clippées qui devait répondre aux nouveaux modes de vie des femmes, s’adapter à leur tenue et offrir plusieurs bijoux en un. L’économie de la coquetterie, en somme.

Collier clips fleurs Passe-partout Van Cleef & Arpels, 1939

Collier Passe-partout et clips fleurs Van Cleef & Arpels, 1939 (détail, filtre Instagram. crédit photo original : © Patrick Gries / Van Cleef & Arpels).

Clip danseuse Van Cleef & Arpels 1952

Clip danseuse Van Cleef & Arpels 1952. Or, platine, diamant taile rose, rubis taille à facettes, rubis et turquoises taille cabochon.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la maison de joaillerie rivalise à nouveau de créativité alors que les pierres précieuses se font rares en Europe et que l’or s’impose comme une valeur refuge – cela vous rappelle quelque chose ? Les montures en or et les sujets figuratifs prennent alors le pas sur les pierres et les motifs graphiques.

L’exposition est aussi l’occasion de se plonger dans les archives, croquis, carnets de commande de Van Cleef & Arpels. On a presque l’impression de croiser les très prestigieuses clientes de la Maison : Wallis Simpson, la maharani de Baroda, la Duchesse de Windsor, la Princesse Grace de Monaco, Elizabeth Taylor, etc.

« Un diamant gros comme le Ritz »

L’exposition consacrée à Van Cleef & Arpels se clôt sur une pièce maîtresse : celle du collier phénix mystérieux orné d’un diamant taillé en poire de plus de 14 carats, un diamant gros comme le Ritz… Un bijou porte-bonheur et transformable dans la plus pure tradition de la maison.

Outre les techniques mises au point par la Maison, expliquées avec un effort de pédagogie, et la richesse du catalogue, l’exposition Van Cleef & Arpels, l’art de la haute joaillerie oppose à la morosité ambiante ce que le luxe a toujours offert : une occasion de rêver, d’admirer le Beau en dépit du contexte. C’est aussi un effet miroir, un va-et-vient entre l’Histoire et l’histoire, puisque la maison a traversé les crises du XXe et su maintenir son excellence.

Van Cleef & Arpels, l’Art de la Haute Joaillerie

Du 20 septembre 2012 au 10 février 2013
Les Arts Décoratifs – Nef
107, rue de Rivoli, Paris 1er

Ressources
Site dédié
Les Arts décoratifs
Application iPhone de l’exposition, très utile pour se repérer dans la visite.

Chanel au gré du vent

La mode, la mode, la mode

Final du défilé Chanel printemps-été 2013

Final du défilé Chanel printemps-été 2013 au Grand Palais
Copyright © Chanel / photo Olivier Saillant

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. L’année dernière, j’avais partagé les silhouettes printemps-été 2012 qui m’avaient interpellée. Cette année, je n’ai suivi aucun défilé. Je n’ai pas cherché l’information, elle est venue à moi.

La fashion week vient de s’achever à Paris et je ne retiens qu’un évènement majeur : mardi 2 octobre 2012, Chanel a fait défiler sa collection de prêt-à-porter printemps-été 2013 sous la verrière du Grand Palais. En guise de décor : des éoliennes se dressent sous la Nef quand le catwalk est jonché de panneaux solaires.

Chez Chanel, le décor est traditionnellement spectaculaire, lors des shows précédents on a pu voir : des jardins à la Française pour le printemps-été 2011, un volcan (automne-hiver 2011-12), une banquise (printemps-été 2012), des gemmes géantes (automne-hiver 2012-13) ou encore un authentique iceberg scandinave (automne-hiver 2010-11).
Comparé à cette débauche de moyens dignes d’une superproduction, ce décor d’éoliennes, je l’ai d’abord trouvé ridicule.

Chaque saison, on invente un thème – car il s’agit là de thématisation, un peu comme à Disneyland. On raconte une histoire qui va émerveiller les happy few présents (qui twitteront leurs impressions à qui mieux mieux), mais aussi, les médias (eux aussi présents) et enfin le grand public, spectateur passif. C’est une démonstration de la puissance de la marque. Cette fois, le parti pris de la maison me laisse perplexe – ce qui veut dire que l’objectif de com’ est atteint.

Des éoliennes pour décor

Décor du défilé Chanel printemps-été 2013

Des éoliennes pour décor, défilé Chanel printemps-été 2013. Copyright © Chanel / photo Olivier Saillant

Pourquoi des éoliennes et des panneaux solaires ? La maison Chanel deviendrait-elle éco-friendly ? On doute de la compatibilité des deux notions. Alors, est-ce une éco-responsabilité de façade ?

Ou bien, cela signifie-t-il que le luxe est une énergie propre ? Car en filigrane, dans l’inconscient collectif, c’est bien l’idée.
Karl Lagerfeld, le directeur artistique de la maison, explique qu’il s’agit « d’énergies nouvelles », de « créativité ». Chaque saison, il réinvente les codes de la marque. Cette collection sera « épurée, légère, aérienne, pleine de fraîcheur ». Mais justement, ce besoin d’air, ne dirait-il pas que la marque s’essouffle ?

Mais surtout, est-ce que cela fait rêver ? Le luxe a vocation à émouvoir. Est-ce qu’une éolienne est émouvante, seriously ?! Lorsqu’une marque emploie cette métaphore, est-ce de l’opportunisme, voire du cynisme ?

À propos de la collection, Karl Lagerfeld dit aussi qu’elle comporte peu de logos. Pas ostentatoire. Aérienne. On aura beau dire que le rôle du luxe est d’exercer sa créativité en se détachant du contexte ambiant, ce n’est plus une évidence.

M. B.

Wallpaper City Guide Milan pour iPad

Milan dans la poche

Avec les yeux, High tech

L’app du jour est un guide qui tient dans votre iPhone. Un city guide, mais pas n’importe lequel. Il est signé Phaidon et c’est un Wallpaper*. Il est calé en archi, pointu en design, exigeant sur sa sélection (hôtels, bars, restaurants, clubs, etc.). C’est l’anti-guide du routard.

Vivre la ville comme un autochtone

Milan City Guide PhaidonApp astucieuse, ce guide nomade, va, géolocalisation aidant, vous prendre par la main. À moins que ce ne soit vous qui l’ayez en main…

24h pour prendre le pouls de la ville

Idéal pour les séjours courts (week-ends de trois jours), ce guide va à l’essentiel. On ne le trimbale pas, c’est lui qui vous emmène.
Des institutions touristiques milanaises aux adresses confidentielles, il sait où déguster le meilleur expresso, la traditionnelle cotoletta alla Milanese et où dénicher la terrasse incontournable pour l’aperitivo. Et parce qu’on est à Milan, on ne manquera pas les boutiques de créateur, celles de design ou encore une halte dans un spa huppé. C’est en somme, un peu comme si une bonne copine italienne vous livrait ses bonnes adresses milanaises.

Pourquoi Milan ? Parce que Milan est belle, sophistiquée, élégante. Parce que, dit-on, les Milanais sont des Parisiens de bonne humeur ! Parce qu‘il faut avoir vu Il Duomo au moins une fois dans sa vie, et même qu’une seule fois, ce n’est pas assez. Parce que ce n’est pas tout d’aimer les marques de luxe italiennes, il faut aussi connaître leur berceau. Parce que le Milan Wallpaper* City Guide est en téléchargement gratuit sur l’App Store (Update : Oups, plus maintenant, version 2.0 oblige !).
Alors, tu prends tes billets d’avion ?


M. B.

Gif Balenciaga, collection automne hiver 2012-2013

Le geek, nouveau héros de la mode

La mode, la mode, la mode
Balenciaga campagne publicitaire automne-hiver 2012-13

Balenciaga campagne publicitaire automne-hiver 2012-13

Cette saison, la mode voit des geeks partout : chez Balenciaga, Jeremy Scott ou encore Kenzo, des défilés aux campagnes de pub. Je déclenche l’alerte : les codes du luxe seraient-ils en voie de changer ? Une chose est sûre : le geek est vendeur. Après les gifs animés devenus soudainement CSP+, la mode et les maisons de luxe s’entichent d’une icône dont les attributs n’avaient a priori rien de glamour, et pourtant…

Le geek, c’est chic

Net a porter : Winterize your wardrobe in a flash with gif image

J’aime les gifs animés, pas vous ?

Avec les yeux, High tech

Aussi populaires que les lol cats, les gif animés présentent souvent des contenus kitsch, NSFW, viraux : des images animées plus légères que le flash ou la vidéo qu’on partage sur les réseaux sociaux. Au delà d’un univers geek, le gif animé a gagné ses lettres noblesses et se décline aussi bien en expo qu’en photographies poétiques.

Stella McCartney ad campaign fall winter 2011

Shopping cheap & chic : 3 pièces que l’on veut cet hiver

La mode, la mode, la mode

À force de scruter les défilés pour dénicher la pièce maîtresse de la saison, on finit par s’énamourer de celles de créateur totalement inabordables. Bien sûr, les plus obstiné(e)s pourront toujours les shopper pendant les soldes chez Colette (à -50%) ou une saison plus tard à -70 % sur The Outnet. Mais pour porter les pièces phares de l’automne maintenant et tout de suite (ne dit-on pas prêt-à-porter ?), le rituel veut que l’on aille faire un tour du côté des chaînes espagnoles ou de nos amis distributeurs Outre-Manche, eux aussi très réactifs. Qui sait, on trouvera peut-être la coupe parfaite, les finitions soignées, la qualité et la tendance à moindre coût.

Au programme, quelques repérages pour un dressing effortless chic

shopping alternatif : la robe plumetis Stella McCartney

Chez Stella McCartney, la robe plumetis asymétrique qui dévoilait la silhouette d’Anja Rubik lors du défilé automne hiver 2011/12 est omniprésente : dans une version assagie, on l’a repérée chez Tara Jarmon, Mango et Warehouse sur Asos.fr, idéale en robe de cocktail et bien évidemment pour le réveillon du 31. La robe à pois récidive à l’automne-hiver 2012/2013 chez Maje chaque saison, notamment chez Bershka pour ne pas le citer.

Shopping alternatif : la jupe plissée longue The Kooples versus Zara

Si vous trouvez injustifiés les prix pratiqués par certaines marques trendy, à la surprise générale, Zara propose une version cheap&chic de la longue jupe plissée, sans passepoils de cuir à la taille, mais on s’en remettra. À porter de jour avec des boots et un pull de grosse maille pour bobo-iser la fluidité glamour de la jupe (une astuce toujours utile au bureau).

Shopping alternatif : les boots plates Stella McCartney versus Massimo Dutti
Enfin, on n’échappera pas au look preppy avec les boots plates, so sixties à bride dorée et joliment vernies, géniales avec un pantalon cigarette uni ou à carreaux.

Et pour achever de vous convaincre, le dernier avantage de ce shopping alternatif, c’est qu’on peut commander en ligne. Certaines références sont déjà sold out, alors shoppez sans plus attendre !

M. B.